15 Mai | Journée internationale des familles

Le rôle des familles dans le développement

Cette année, le 25e anniversaire de la Déclaration de Copenhague et de la Déclaration de Beijing et son Programme d’action (1995) survient pendant l’une des pires crises sanitaires et sociales à l’échelle du monde. La pandémie de COVID-19 met en évidence l’importance d’investir dans des politiques sociales protégeant les personnes et les familles les plus vulnérables. Ce sont les familles qui supportent le plus gros de la crise, en protégeant leurs membres, en s’occupant de la scolarisation des enfants tout en poursuivant leurs responsabilités professionnelles.

Les familles sont ainsi au coeur des interactions intergénérationnelles qui nous soutiennent pendant que nous traversons cette crise. Sous la contrainte économique, la pauvreté s’aggrave. En période d’incertitude, le stress augmente, entraînant souvent une augmentation de la violence à l’égard des femmes et des enfants. C’est pourquoi le soutien aux familles vulnérables, à celles qui ont perdu leur revenu, à celles qui ont un logement inadéquat, à celles qui ont de jeunes enfants, aux personnes âgées et aux personnes handicapées, est plus que jamais primordial.

Les familles sont à la fois bénéficiaires mais surtout agents de développement. Le rôle des familles dans le développement a été reconnu par le Sommet mondial pour le développement social (Copenhague, 6-12 mars 1995) dans sa Déclaration de Copenhague. Le message de Copenhague sonne toujours vrai après un quart de siècle : « Les buts et objectifs du développement social nécessitent des efforts continus pour réduire et éliminer les principales sources de détresse sociale et d’instabilité pour la famille et la société. » 

Alors que le monde lutte pour répondre à la crise du COVID-19, il existe une réelle opportunité de repenser et de transformer le fonctionnement de nos économies et de nos sociétés afin de favoriser une plus grande égalité pour tous. Nous n’atteindrons pas l’égalité entre les sexes sans une plus grande égalité au sein des familles, et sur ce point, et bien d’autres encore, le Programme d’action de Beijing – réputé comme étant le plan le plus progressiste au sujet de l’avancement des droits de la femme – continue de fournir une feuille de route visionnaire sur la voie à suivre.

Notes d’informations du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies  

Logo de la Journée internationale des familles

Grandes tendances concernant la famille

Le rapport « Réalisation et suivi des objectifs de l’Année internationale de la famille » (2019) revient sur les tendances récentes de la politique
familiale, principalement dans les domaines de la protection sociale, en tenant compte des questions de genre, de l’équilibre entre vie professionnelle et vie de famille, de l’égalité des sexes et du sans-abrisme familial. Les bonnes pratiques des gouvernements, des entités des Nations Unies et de la société civile en matière d’élaboration de politiques familiales y sont également mises en lumière.

Historique

Au cours des années 1980, les Nations Unies se sont de plus en plus intéressées aux questions concernant à la famille.

En 1983, le Conseil économique et social (ECOSOC), sur recommandation de la Commission du développement social à sa vingt-huitième session, a adopté une résolution (E/RES/1984/23) sur le rôle de la famille dans le processus du développement, dans laquelle il prie notamment le Secrétaire général « de promouvoir auprès des décideurs et du public une meilleure connaissance des problèmes et des besoins de la famille, ainsi que des moyens efficaces d’y faire face ».

Le 29 mai 1985, dans sa résolution E/RES/1985/29, le Conseil a invité l’Assemblée générale de l’ONU à étudier la possibilité d’inscrire à son ordre du jour une question intitulée « Les familles dans le développement » afin de prier le Secrétaire général de lancer un processus de développement de la prise de conscience globale des problèmes axés sur les gouvernements, les institutions intergouvernementales et non gouvernementales et l’opinion publique.

Plus tard, le 7 décembre 1987, sur recommandation de la Commission du développement social à sa trentième session et du Conseil lui-même à sa première session ordinaire de 1987 (résolution E/RES/1987/42 en date du 28 mai 1987), l’Assemblée générale a adopté sa résolution A/RES/42/134, dans laquelle elle invite « tous les États à donner leur avis sur la proclamation éventuelle d’une année internationale de la famille ». Elle priait également le Secrétaire général « de lui présenter, lors de sa quarante-troisième session, un rapport détaillé, fondé sur les observations et propositions des États Membres, concernant la proclamation éventuelle d’une telle année et d’autres moyens d’améliorer la situation et le bien-être de la famille et d’intensifier la coopération internationale dans le cadre des efforts mondiaux visant à favoriser le progrès et le développement dans le domaine social ».

L’Année internationale de la famille, 1994, a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution A/RES/44/82 du 9 décembre 1989.

En 1993, l’Assemblée générale, dans sa résolution A/RES/47/237, a proclamé le 15 mai de chaque année Journée internationale des familles, afin de mieux faire connaître les questions liées à la famille et d’accroître la connaissance des enjeux sociaux, économiques et démographiques qui les affectent.

Les familles ont un rôle important à jouer dans la santé et le bien-être des enfants. Les familles peuvent améliorer les conditions de santé des enfants en leur assurant un soutien affectif, notamment grâce à des visites médicales préventives ou des soins, à travers des vaccinations ou des traitements adéquats et en temps opportun.

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