10 Mai | Journée mondiale du lupus, également connue comme LED

Une maladie auto-immune

Le lupus est une maladie chronique qui se manifeste le plus souvent par des lésions au niveau de la peau et des douleurs articulaires, mais le lupus peut également atteindre des organes comme le rein, le cœur, le cerveau…

La fréquence de la maladie est de 1 pour 2000 environ et fait du lupus une maladie rare. Sur 10 personnes atteintes de lupus 9 sont des femmes généralement entre 18 et 30 ans.

Il existe plusieurs formes de lupus.

Le Lupus Discoïde

Le lupus discoïde est une maladie de peau chronique. L’éruption siège surtout sur le visage autour du nez et sur les pommettes (en ailes de papillons) avec des lésions qui forment des croûtes et laissent souvent des cicatrices.

Lorsqu’elles touchent le cuir chevelu, les cheveux tombent à l’endroit des lésions. En général le lupus discoïde n’évolue pas vers un lupus qui touche les organes.

Le Lupus Induit

Parfois le lupus est déclenché par la prise d’un médicament. Il disparaît à l’arrêt du médicament. S’il persiste, c’est qu’il s’agit d’un vrai LED révélé par un médicament.

Le Lupus Erythémateux Disséminé

Le lupus érythémateux disséminé ou LED, connu de longue date, n’a été identifié sous ce nom qu’à la fin du siècle dernier. Longtemps mal combattue, cette maladie est aujourd’hui bien maîtrisée grâce à des traitements appropriés.

Une des particularités du lupus est de se manifester de différentes manières selon les patients. Parmi les plus fréquentes manifestations on trouve : les douleurs articulaires, les érythèmes, les atteintes du rein. Souvent des problèmes sanguins, des inflammations au niveau des poumons ou du coeur.

Plus rarement des atteintes neurologiques ou de la fièvre. Et presque toujours une fatigue latente ou passagère. Quelques affections cousines sont parfois associées au lupus tels que le syndrome de Raynaud ou la maladie de Gougerot-Soljgren.

Traitement de fond: Au cas par cas

Des antipaludéens de synthèse (hydroxychloroquine, Plaquenil ou chloroquine, Nivaquine), sont utilisés par les médecins dans pratiquement toutes les formes de lupus sauf en cas de contre indication (maladie ophtalmologique grave, allergie ou intolérance).

D’autres médicaments sont utilisés, selon le type d’organe atteint : anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), corticostéroïdes (cortisone) et immunosuppresseurs (pour inhiber ou prévenir l’activité du système immunitaire).

Les manifestations du Lupus sont différentes d’un malade à l’autre, la combinaison de médicaments sera donc élaborée au cas par cas et peut évoluer en fonction de la maladie. Seul un médecin sera à même de prescrire et d’arrêter le traitement, l’avis médical est indispensable afin d’éviter les risques médicaux importants.

Les lupus bénins se soignent bien avec de l’aspirine ou des anti-inflammatoires qui ne contiennent pas de cortisone.

Le lupus cutané est généralement bien contrôlé avec les anti-paludéens tels que la Nivaquine ou le Plaquenil et souvent des petites doses de cortisone.

Les immunosuppresseurs (Endoxan, Imurel, Cell Cept) sont des médicaments administrés en perfusion, à l’hôpital, les premiers temps puis en comprimés ensuite. Le traitement est long (plusieurs mois) mais permet de bonnes rémissions de la maladie en enrayant les poussées de lupus de manière très efficaces

Ils sont utilisés dans les formes sévères du lupus car les effets secondaires sont importants. La contraception est indispensable.

Des prises de sang doivent être effectuées régulièrement pour surveiller le taux de plaquettes et des globules blancs qui exposent l’un au saignement l’autre aux infections.

Quand ces traitements se révèlent inefficaces on a parfois recours au Thalidomide. Ce dernier médicament a une efficacité remarquable dans le lupus mais des effets secondaires majeurs puisqu’il entraîne des malformations fœtales. La contraception doit donc être impérative et l’avortement envisagé en cas de grossesse.

 

Capable de faire fondre une péricardite en quelques jours ou de stopper des douleurs articulaires intenses, la cortisone est le médicament majeur du lupus.

Les doses sont extrêmement variables pouvant aller de 5 mg par jour en dose d’entretien à des doses massives de 500 mg par jour en perfusion pour casser des atteintes sévères.

Les effets secondaires de la cortisone ne sont négligeables mais ne sont pas heureusement tous présents : prise de poids, gonflement des joues, vergetures, mal à l’estomac, diabète, cholestérol, baisse de potassium, diminution des masses osseuse et musculaire, ostéonécrose, fragilisation de la peau, sensibilité aux infections, saute d’humeur, énervement, insomnie, cataracte, glaucome.

D’où les précautions indispensables à prendre : régime sans sel et sans sucre, protection de l’estomac, exercice physique à l’air quotidien, prise de calcium et vitamine D.

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