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L’ Algérie ordonne des vacances universitaires anticipées pour limiter les manifestations

Des personnes se sont affrontées avec la police anti-émeute lors de la manifestation contre le président Abdelaziz Bouteflika, à Alger, en Algérie, le 8 mars 2019. REUTERS / Ramzi Boudina

Les autorités algériennes ont ordonné samedi le début des vacances universitaires de printemps, une tentative apparente d’affaiblir deux semaines de manifestations dirigées par des étudiants contre le président Abdelaziz Bouteflika.

La décision du ministère de l’Enseignement supérieur a été prise un jour après que des dizaines de milliers de manifestants ont envahi le centre-ville d’Alger pour défier le régime du vieux dirigeant, âgé de 20 ans, lors de la plus grande manifestation de la capitale depuis 28 ans.

Sans donner de motif, le ministère a annoncé dans un décret que la semaine de relâche serait avancée de 10 jours à compter du dimanche au lieu du 20 mars.

Les Algériens, désespérés d’emplois et fâchés contre le chômage, la corruption et une élite âgée considérée comme déconnectée des jeunes, descendent dans la rue depuis le 22 février pour protester contre le projet du candidat, âgé de 82 ans, de briguer un cinquième mandat lors d’une élection du 18 avril.

De nombreuses manifestations, les plus importantes depuis 1991, année où l’armée a annulé les élections, avaient pour objectif de gagner, ont commencé dans les locaux de l’université avant de déborder dans les rues.

Bouteflika, malade, est hospitalisée à Genève et a rarement été vue en public depuis son accident vasculaire cérébral en 2013.

Jeudi, il a lancé son premier avertissement aux manifestants, affirmant que les troubles qui entrent dans leur troisième semaine pourraient créer un chaos dans le pays nord-africain producteur de pétrole et de gaz naturel.

Bouteflika a offert de limiter son mandat après les élections et s’est engagé à changer le “système” qui dirige le pays, mais le mouvement de protestation a galvanisé le mécontentement dans différents secteurs, en particulier les étudiants et les jeunes familles.

Certains alliés de longue date de Bouteflika, y compris des membres du parti au pouvoir, ont exprimé leur soutien aux manifestants, révélant ainsi des fissures au sein d’une élite dirigeante longtemps considérée comme invincible.

Les manifestations de vendredi étaient en grande partie pacifiques, mais des affrontements entre jeunes et policiers ont éclaté dans la soirée et les médias officiels ont déclaré que 110 manifestants et 112 policiers avaient été blessés lors des troubles.

Six femmes africaines aux commandes d’entreprises publiques stratégiques

En Afrique, les pouvoirs en place puisent traditionnellement dans les rangs de leurs partisans politiques pour recruter les dirigeants de grandes entreprises publiques sous leurs contrôles. A ces postes stratégiques, habituellement dévolus à la gente masculine, se sont hissées des femmes issues du monde des affaires ou de l’administration, au bout d’un parcours remarquable.
Dans un environnement concurrentiel, les entreprises misent de plus en plus sur les compétences, les ressources de qualité pour tirer leurs épingles du jeu. Les entreprises publiques africaines n’échappent pas à la règle. Dans ce contexte, émergent des femmes leaders, à la tête d’entreprises publiques stratégiques, dans le domaine des télécommunications, de l’énergie, de la banque ou encore de l’aérien, mettant leurs expertises et compétences aux services du bien public. Six sociétés nationales africaines d’envergure montrent la voie.

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Le Burundi fait financer les élections par la population

Le gouvernement burundais, qui a décidé de faire financer les élections 2020 par sa population pour ne pas dépendre des donateurs internationaux, va instaurer une compétition pour désigner la commune qui récoltera le plus de contributions, selon un document officiel obtenu vendredi par l’AFP.

Jusqu’ici, les élections au Burundi étaient en grande partie financées par les bailleurs de fonds traditionnels (UE, États-Unis, pays occidentaux). Mais ceux-ci ont des relations très tendues avec le pouvoir du président Pierre Nkurinziza, qui a écarté leur aide cette fois-ci pour échapper à leurs pressions.

Pour financer ces élections, le gouvernement a imaginé différentes stratégies. L’une consiste à instaurer “un système de compétition intercommunale”, selon une lettre du ministre de l’Intérieur, Pascal Barandagiye, adressée à tous les gouverneurs du pays et que s’est procurée l’AFP.

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