Maroc – Dawajine 2018 : La sécurité alimentaire en Afrique au menu

Trente-cinq pays africains seront représentés et 12 000 visiteurs sont attendus. Le Maroc veut exporter 4 400 t de produits avicoles en 2020. Un chiffre d’affaires total de 38 milliards de DH espéré en 2020.

L’édition 2018 du Salon Dawajine se tiendra du 4 au 6 décembre sous le thème : «L’aviculture, levier de la sécurité alimentaire en Afrique». Le choix de cette thématique s’explique, d’une part, par l’ambition de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) d’ériger ce salon en rendez-vous professionnel incontournable au niveau régional et international, et, d’autre part, pour souligner le développement de la consommation des produits avicoles au Maroc et sur le continent africain. Par ailleurs, le Salon «Dawajine» permet une présentation du savoir-faire et un transfert de technologies entre les pays africains. C’est pourquoi la FISA a procédé à la signature de huit conventions de partenariat avec plusieurs pays du continent, notamment le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Bénin, le Burkina-Faso, le Cameroun, la Guinée-Conakry et le Togo. On notera que l’intérêt des partenaires africains pour ce salon est manifeste, puisque l’édition 2018 accueillera des professionnels de 35 pays africains. Il s’agit de producteurs de produits avicoles, d’accouveurs, d’industriels de la transformation des produits de l’aviculture, les producteurs d’aliments composés, de farines de poisson, des biens d’équipements ainsi que des instituts de formation.

Au Maroc, le secteur couvre la totalité des besoins de consommation aussi bien en œufs qu’en viandes de volaille. Selon les statistiques de la fédération, la production actuelle se situe à 560 000 tonnes de viandes blanches et 4,5 milliards d’œufs par an. Pour les viandes, cela représente 52% de la consommation totale toutes viandes confondues.

Selon la profession, la production de viandes de volaille a progressé d’environ 6% durant les quatre dernières décennies et celle d’œufs de consommation de 5,7%. Et compte tenu des prix relativement bas par rapport aux autres denrées animales, les produits avicoles sont consommés par l’ensemble de la population et constituent le seul recours pour l’amélioration de la sécurité alimentaire de notre pays en termes de protéines d’origine animale.

Hausse de la consommation des protéines issues des produits avicoles

La sécurité alimentaire en termes de protéines d’origine animale est ainsi un des objectifs principaux du contrat programme sectoriel 2011-2020. On devrait alors passer de 8 g/hab/jour en 2010 à 13 g/hab/jour en 2020. La consommation de viandes blanches devrait donc atteindre 25 kg/hab en 2020 contre 19,7 kg/hab en 2017 (17,8 kg atteint en 2011) et celle d’œufs passerait de 138 unités/hab en 2010 à 200 unités/hab à 2020 – on a atteint 180 unités en 2017. Corrélativement, les productions de viandes de volailles et d’œufs devraient passer respectivement de 560000 t à 900000 t et de 4,5 milliards d’unités à 7,2 milliards.

L’aviculture marocaine est assurée par deux secteurs, à savoir un secteur traditionnel fermier et un secteur moderne intensif. Ce dernier contribue à près de 87% dans la production totale. Le contrat programme prévoit le développement de ce secteur par le biais d’une modernisation des unités de production et de transformation des produits avicoles et de l’amélioration de sa compétitivité grâce à une réduction des coûts qui varierait de 10 à 15%. Et les professionnels ambitionnent également un développement de l’export qui devrait passer de 400 t à 4 400 t en 2020.

Des objectifs qui appellent la réalisation d’investissements de l’ordre de 3,7 milliards de DH. Lesquels se traduiront par une hausse du chiffre d’affaires du secteur qui atteindrait 38 milliards de DH en 2020 contre 29,1 milliards de DH en 2017. Par ailleurs, ces investissements permettront la création de 140 000 nouveaux emplois. Pour rappel, le secteur compte actuellement 360 000 emplois dont 110 000 directs dans les unités de production et 250 000 emplois indirects dans les circuits de distribution et de commercialisation.

La Vie Eco

Comments

comments