2 Décembre | Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage

Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, commémorant l’adoption en 1949 par l’Assemblée générale des Nations unies de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui

Un combat de tous les jours

Tout en s’inspirant de l’esprit de l’abolition de la traite des noirs, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage commémore l’adoption par l’Assemblée générale de la Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui [A/RES/317(IV)] du 2 décembre 1949. Elle.actualise le combat permanent contre toutes les autres formes d’esclavage moderne qui privent à de très nombreux êtres humains, leurs libertés et leurs droits les plus élémentaires à la dignité, au travail libre, à la vie tout simplement.

Kofi Annam, dans son message du 02 décembre 2001, en rappelant l’abolition de l’esclavage, ajoutait ceci: ” Bien des gens pensent sans doute que ce traité n’a plus lieu d’être au XXIe siècle. Or il nous faut bien admettre que l’esclavage et la servitude restent encore trop fréquents, cachés sous les noms de travail obligatoire, travail forcé, exploitation de la main d’œuvre enfantine et traite des êtres humains “, marginalisation, exclusion des groupes sociaux.

L’esclavage actuel

L’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dispose que « nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ».

Pourtant, l’esclavage reste aujourd’hui un problème grave qui se manifeste sous diverses formes : servitude pour dettes, servage, travail forcé, travail et servitude des enfants, trafic de personnes et d’organes humains, esclavage sexuel, utilisation d’enfants soldats, vente d’enfants, mariage forcé et vente de femmes, exploitation de la prostitution. le traitement discriminatoire des travailleurs migrants, les agressions quotidiennes contre les droits de l’homme la détérioration des termes de l’échange, le poids de la dette inique et injuste ont autant de formes de privation de libertés synonymes d’un esclavage de type moderne.

L’ONU et ses organismes affiliés en collaboration avec la communauté internationale ( ONU, syndicats, société civile…), renforcent leurs instruments internationaux pour l’éradication de toutes ces t’ormes modernes d’esclavage. Il s’agit notamment de l’adoption de nouvelles conventions:

  • La Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille;
  • La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée;
  • La Déclaration de la Conférence mondiale contre le racisme etc…

Approfondir la réflexion sur l’ensemble de ces questions, sensibiliser l’opinion sur cette lutte actuelle contre l’esclavage de type moderne , tels sont les enjeux de la célébration de cette Journée Internationale pour l’abolition de l’esclavage du 02 décembre.

Objectifs

  • Vulgariser et sensibiliser l’opinion sur les graves violations des libertés individuelles en particulier le trafic des enfants et des femmes;
  • Développer et partager la réflexion sur la nécessaire mobilisation de tous les secteurs de la société pour combattre ce fléau;
  • Amener les Etats et les Institutions internationales à faire à appliquer les traités internationaux et les lois nationales.

Faits et chiffres
A un moment donné en 2016, 40,3 millions de personnes étaient victimes de l’esclavage moderne, dont 24,9 du travail forcé et 15,4 millions du mariage forcé.
Cela signifie qu’il y a 5,4 victimes d’esclavage moderne sur mille personnes dans le monde.
1 victime sur 4 d’esclavage moderne est un enfant.
Sur les 24,9 millions de personnes réduites au travail forcé, 16 millions sont exploitées dans le secteur privé, comme le travail domestique, la construction ou l’agriculture; 4,8 millions sont victimes d’exploitation sexuelle, et 4 millions sont astreintes à des travaux forcés imposés par les autorités publiques.
Les femmes et les filles sont disproportionnellement touchées par le travail forcé; elles représentent 99% des victimes dans l’industrie du sexe, et 58% dans d’autres secteurs.

Source : Organisation internationale du travail, Les estimations mondiales de l’esclavage moderne: travail forcé et mariage forcé, septembre 2017

Un site à visiter : www.un.org

Evenements du jour ici MÉMOIRE ET HISTOIRE DE L’ESCLAVAGE LIEUX ET ÉVÉNEMENTS

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