Mark Zuckerberg gêné par une question personnelle au sénat américain

C’était l’une des grandes questions de l’audition de Mark Zuckerberg par une commission du Sénat des États-Unis: le patron de Facebook allait-il réussir à garder son calme et sa prestance face aux questions des élus? Facilement déstabilisé par le passé, l’ancien d’Harvard a une fois de plus démontré qu’il était encore loin d’être un communicant imperturbable.

“Est-ce que vous seriez à l’aise si l’on vous demandait de nous donner le nom de l’hôtel dans lequel vous avez dormi hier?”, lui a par exemple demandé le sénateur démocrate de l’Illinois Dick Durbin. Et la gêne qui s’en est suivie a été particulièrement éloquente.

Complètement désemparé, le surpuissant PDG de Facebook a effectivement peiné à répondre à cette interrogation pourtant légitime au vu des failles quant à la garantie de la vie privée des utilisateurs du réseau social dévoilées depuis des semaines. Rougissant, penaud, il a ri nerveusement avant de simplement glisser un simple “non”.

Après avoir à nouveau répondu par la négative à une question sur le fait de savoir s’il serait à l’aise que le monde sache à qui il avait écrit en privé la semaine précédente, Mark Zuckerberg a pris une leçon de morale de la part de l’élu démocrate. “Eh bien je crois qu’il s’agit là de ce dont nous parlons: le droit à la vie privée, les limites de ce droit, et ce que l’on est prêt à concéder dans l’Amérique actuelle pour relier les gens entre eux dans le monde.”

Et l’homme politique de poursuivre: “Les questions sont simples, donc: quelles informations est-ce que Facebook rassemble? À qui est-ce qu’il les donne? Et m’a-t-il demandé s’il avait le droit de le faire?” Une sortie qui a passablement désarçonné le milliardaire, finalement capable de revenir à son discours préparé sur l’importance du respect de la vie privée aux yeux du réseau social. N’en reste que son instant d’incrédulité aura forcément marqué les esprits.

 

Par Paul Guyonnet

Comments

comments