Nicolas Sarkozy est en garde à vue dans l’affaire du financement libyen de la campagne de 2007

Nicolas Sarkozy est en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre, dans le cadre de l’enquête sur les financements libyens de sa campagne de 2007. C’est la première fois que l’ancien président est entendu dans cette affaire.

Le 20 mars, l’homme d’affaires français Alexandre Djouhri, figure clef dans l’enquête a été maintenu en détention provisoire et son audience d’extradition repoussée par un tribunal londonien. Résident suisse, l’homme d’affaires de 59 ans fait figure de personnage-clé de l’enquête ouverte à Paris depuis 2013 pour vérifier les accusations lancées deux ans plus tôt par l’ancien président libyen Mouammar Kadhafi et son fils Seif el-Islam, selon lesquelles l’ancien président français Nicolas Sarkozy avait bénéficié de leurs fonds pour financer sa campagne électorale de 2007.

Nicolas Sarkozy a toujours rejeté ces accusations. Jusqu’alors, l’intermédiaire avait réussi à se soustraire aux demandes de la justice et n’avait pas répondu à la convocation des enquêteurs français en septembre 2016.

Des enveloppes de 200 à 2.000 euros

L’ancien ministre Claude Guéant est également impliqué dans cette enquête. Un rapport de l’Office central de lutte contre la corruption et la fraude fiscale (Oclciff), daté du 5 septembre et révélé par Mediapart, a relaté la distribution d’enveloppes contenant des espèces au QG de campagne en 2007 et l’usage très régulier d’argent en liquide par Claude Guéant, alors proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, selon une source proche du dossier.

D’après les témoignages recueillis par les policiers, des enveloppes contenant des montants allant de 200 à 2.000 euros ont été distribuées à des membres de l’équipe du candidat UMP durant sa campagne victorieuse.

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