National Geographic reconnaît un traitement raciste et s’excuse

A l’occasion de son 130ème anniversaire, le magazine américain National Geographic reconnaît dans un éditorial aux allures de Mea Culpa avoir produit des reportages racistes.

Selon la rédactrice en chef de National Geographic, Susan Goldberg, le magazine a “très peu fait pour faire en sorte que ses lecteurs dépassent les stéréotypes de la culture blanche occidentale”.

Le mensuel reconnaît un traitement raciste de ses reportages jusque dans les années 1970.

Ce mea culpa coïncide avec la sortie en avril d’un numéro sur les “races”.

Le mensuel américain dont le siège se trouve à Washington s’est traditionnellement spécialisé sur les thématiques liées à l’histoire, à l’archéologie, aux sciences naturelles ou encore à la protection des espèces animales menacées d’extinction.

C’est John Edwin Mason, un professeur à l’université de Virginie spécialisé dans l’histoire de la photographie et de l’histoire de l’Afrique, qui a permis au magazine de décrypter ses archives.

Il a découvert que jusque dans les années 70, National Geographic “ignorait complètement les personnes de couleur qui vivaient aux Etats-Unis, ne leur reconnaissant que rarement un statut, le plus souvent celui d’ouvriers ou de domestiques”.

Le magazine dépeignait avec force reportages les “natifs” d’autres pays comme des personnages exotiques, souvent dénudés, chasseurs-cueilleurs, sorte de “sauvages anoblis”, tout ce qu’il y a de plus cliché.

Un reportage sur l’Australie datant de 1916, parlent des Aborigènes en des termes peu flatteurs.

“Deux Noirs sud-australiens : ces sauvages se classent parmi les moins intelligents de tous les êtres humains”.

 

BBC

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