BLACK PANTHER: Mille et une raison pour regarder ce film !

Sur le curseur des films Marvel et de Hollywood,, Black Panther véhicule l’Afrique et certains des idéaux de la Marvel Studio avec l’indispensable critère de représentation : Black Panther est un super-héros noir (et Africain).  la presse américaine voit en la 18e production de Marvel Studios, un parangon de la diversité, une source «d’espoir et de fierté» qui «explore le passé comme le présent de la question raciale» (New York Times), tout en «interrogeant ce que l’Afrique aurait pu devenir si elle n’avait pas été dépouillée de ses ressources» (Variety).

Par son casting qui réunit le gotha des acteurs afro-américains (Chadwick Boseman et Michael B. Jordan en têtes d’affiche, Forest Whitaker et Angela Bassett en figures d’autorité) et n’offre que d’accessoires seconds rôles aux Blancs, Black Panther se distingue du tout-venant hollywoodien et laissait espérer qu’il puisse s’emparer d’une question raciale qui consume l’Amérique de la rue au sommet de l’Etat. ( Libération )

Des questions seront posées tous les noirs ce sont toujours posées , y sont abordées

A l’ombre des intrigues personnelles de super-héros, Coogler traite d’un plothole évident dans l’appareil Marvel Studios. Où était le Wakanda pendant les événements de New York ? Où était le Wakanda pendant la Sokovie ? Où était le Wakanda quand les esclavagistes ont ratissé l’Afrique noire en quête de main d’oeuvre, quand les colons sont venus piller les ressources ou que des groupuscules religieux mettaient le continent à feu et à sang ? Ces questions sont abordées dans la politique interne d’un pays qui aura toujours, pour ne pas s’attirer la convoitise de l’occident et garder sa technologie à l’abri du regard, pratiqué le non-interventionnisme pendant sa longue histoire.

Avis sur Black Panther et la production Marvel Studios par Egalais

Dans l’univers de la planète Marvel on a vu bon nombre de héros lutter contre leurs propres démons, mais le point commun de tout ces héros qu’ils soient munis d’un marteau, d’une armure, ou d’un bouclier, c’est qu’ils sont toujours blancs et représentatifs d’une certaine valeur de la société américaine qui les a vus naître. D’ailleurs souvent les représentants de la population afro-américaine ainsi que d’autres minorités composant la société américaine, sont souvent relégués au rang de second couteau et éventuellement de faire valoir des héros.

Avec « Black Panther » Marvel a su créer en 1966 un personnage, du moins dans la bande dessinée, qui puisse justement parler à cette population afro-américaine qui avait bien du mal à se reconnaître dans ces superhéros qui ne leur ressemblaient pas. Alors que notre société, qu’elle soit américaine ou Européenne, laisse le racisme et tout autre refus de la différence prendre le dessus des valeurs, une adaptation au cinéma de ce héros emblématique d’une volonté de Marvel de bousculer les pensées à travers un art souvent snobé , ne pouvait que susciter l’intérêt des spectateurs néophytes autant que des fans, sinon sur le sol américain en tout cas pour le reste du monde, puisqu’enfin Hollywood aurait décidé de nous livrer un super héros afro-américain dans une super production.

Et finalement, si il y a bien une chose que l’on peut reconnaître à l’industrie du cinéma américain, c’est qu’elle est toujours en capacité de se faire le miroir des maux de son peuple à travers des œuvres de toutes sortes. Et un film de super -héros n’est pas forcément l’écrin le plus évident pour faire passer un message sur la montée des agressions de personnes afro-américaines par des policiers, ni de parler de la ségrégation ou des gangs qui pourrissent une population qui a déjà tant souffert.

Eh bien justement tout est là !

Le scénario de Joe Robert Cole (American Crime : The People Vs OJ Simpson) et Ryan Coogler (Creed) parvient, à travers le combat de ce héros, à nous plonger à la fois dans cette Amérique des années 80 et 90 qui avait tout de même encore bien du mal à accepter sa population afro américaine pour ce qu’elle était : pleine d’espoir et en même temps pleine de souffrance, et une société actuelle qui sous l’ère Trump, renoue justement avec un passé ségrégationniste auquel elle n’a jamais vraiment tout à fait tourné le dos.

Pour la première fois, depuis les adaptations de comics Marvel au cinéma, le scénario nous dessine un héros qui ne cherche pas à bafouer les valeurs de son père, ni de son peuple, mais au contraire se veut le garant d’un ordre établi, et loin de vouloir sauver le monde, il veut avant tout préserver son peuple, sa culture et ses valeurs tout en se retrouvant confronté à un méchant qui est bien plus nuancé que tout ce que l’on a pu voir dans les films de superhéros.

Loin de vouloir dominer le monde, l’adversaire du roi T’Challa est un avant tout quelqu’un qui veut venger son père d’une injustice qu’il ne maitrise pas et souffre de ne pouvoir toucher les rêves dessiner par ce dernier. Rarement un méchant ne fut aussi émouvant et touchant. Et c’est justement toutes la forces de « Black Panther » que de nous entraîner dans un film à la fois spectaculaire et profond. Car la mise en scène de Ryan Coogler, si on peut lui reprocher une partie un peu trop générée par des images de synthèse, n’en demeure pas moins redoutable d’efficacité et sait mettre parfaitement en valeur la culture africaine, ses valeurs et cet ancrage ancestral dans une terre qui, on l’oublie trop souvent, reste toujours le berceau de l’humanité.

Black Panther, critiqueWakanda Forever !

Comme toute origin story, Black Panther se doit aussi de présenter son univers. Et ce de côté, le Wakanda est formidablement bien représenté, entre respect de la culture africaine et de ses traditions et les hautes technologies apprivoisées qui en font une nation à la pointe même si son équilibre reste fragile. Le Wakanda est un pays que l’on visite et dont nous découvrons de nombreux aspect au fur et à mesure des rencontres de personnages.

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