CAMEROUN – AMBAZONIE : POURQUOI LE NIGERIA A LÂCHÉ LA BANDE D’AYUK

Les sécessionnistes s’estimaient intouchables au Nigeria depuis plusieurs,années. Ils pouvaient commettre des crimes, organiser la culture et le trafic de drogue en zone anglophone et revenir circuler tranquillement au Nigeria.
Ces faveurs accordées aux sécessionnistes trouvaient leur origine dans les relations familiales liant les leaders ambazonien dont certains bien que camerounais ont des parents originaires des deux pays. D’autre part ces leaders avaient passé un accord secret avec les militaires au Nigeria avant et pendant la présidence de Olesegun Obasanjo pour plaider contre le Cameroun à la cour internationale de justice dans l’affaire de BAKASSI. Ils estimaient Que le témoignage des populations camerounaises rejetant l’Etat du Cameroun et plaidant pour le Nigeria allait renforcer la plaidoirie des avocats nigérians contre le Cameroun. Ils bénéficiaient ainsi du soutien des faucons nigérians et la complaisance de Olesegun Obasanjo qui bien que n’étant plus président continue à influencer la politique au Nigeria sous JONHATAN GUDLUCK. Voilà le deal passé entre Ambazonien et généraux nigérians.
Avec l’arrivée DE BUHARI et sa première visite effectuée au Cameroun, le Président BIYA qui s’intéressait aux mouvements de BOKO Haram dans sa frontière avec le Nigeria va sceller un partenariat stratégique avec le Nigeria pour combattre Boko Haram.
Le Cameroun va consentir des lourds sacrifices financiers , matériels et humains pour protéger le Nigeria. Grâce au Cameroun et le Tchad le Nigéria ne tombera pas et toute l’armée et l’Etat major politique du Nigeria saluent ce sacrifice et cette solidarité.
Les sécessionnistes dont le trafic de stupéfiants entre le Nigeria et le Cameroun à travers le fleuve Manyu à contribué a financer leurs activités avaient un agenda politique bien avant l’arrivée de BUHARI. L’engagement du Cameroun auprès du Nigeria contre Boko haram va déstabiliser leur plan et les obliger à reporter leur agenda. Ils vont infiltrer les corporations pour trouver des alibis au lancement de leurs opérations. Ils infiltreront et manipuleront à travers leurs hommes les avocats, les enseignants, les étudiants et auront même des relais à l’Assemblée nationale parmi quelques députés et dans la classe politique.
Après plusieurs actions violentes et l’assassinat des forces de l’ordre revendiqué à chaque fois par ces groupes , circulant librement au Nigeria, un débat va s’ouvrir au niveau des hauts gradés de l’armée et des troupes qui estiment qu’ils ne peuvent plus mourir au.nord pour défendre le Nigeria au même moment que ce pays voisin laissait circuler les assassins des forces de l’ordre du Cameroun.
Ainsi le Président BIYA va décider de frapper du poing sur la table en dépechant le Ministre SADI auprès du Vice président nigerian assurant l’intérim de Buhari malade et hospitalisé à Londres.
Le message de Biya à BUHARI est clair : il faut mettre Boko Haram dans la balance. Ou bien le Nigeria mouille le maillot sinon le Cameroun lève le pied sur BOKO HARAM. Ou bien, qu’une coopération des services se met en place pour neutraliser ces groupes et dans le cas contraire le Cameroun reverait sa coopération dans la force multinationale sous commandement nigérian contre BOKO HARAM.
Après son retour D’hospitalisation, BUHARI doit décider et dépêcher son ambassadeur accrédité à yaoundé et un envoyé spécial rassurer BIYA et lui remettre un plis contenant les mesures qu’il compte mettre en.place pour régler le problème.
C’est à ce moment que la coopération des services secrets des deux pays se met en branle. A ce moment le sort des ” présumés terroristes” est scellé par la diplomatie.
Les services nigérians et camerounais vont coopérer, et le Nigeria fera croire au “gouvernement” ambazonien les possibilités de soutiens et la nécessité que l’Etat major des sécessionnistes se réunisse dans la capitale d’ Abuja pour prendre des décisions stratégiques concernant les réfugiés et le financement des activités. Il s’agit d’un traquenard pour mettre la main sur le coeur et la tête du mouvement. C’est ce qui explique la présence de tout l’État major politique des ambazonien à cette réunion.
Une fois la réunion lancée, l’armée fera irruption en présence des éléments des services camerounais pour mettre la main sur toute la bande et saisir les portables et autres appareils électroniques ou informatiques afin d’étudier les mémoires de ces appareils et établir les connexions, les financeurs, les soutiens, les messages.
Une véritable mine d’informations compromettantes comprenant des connexions avec des politiques locaux et africains, Ong, milliardaires occidentaux, syndicats, qui vont amener BUHARI dont les services lui présentent des images des camps d’entraînement militaire des étrangers sur son territoire avec la complicite des indépendantistes biafrais et les preuves de manipulations dans les camps de réfugiés en contradiction avec le statut d’asile. Malgré la mobilisation de divers réseaux et soutiens des détenus Buhari va décider le transfert de la bande de Ayuk sur yaoundé contre toute attente en obtenant les garanties de Biya sur le respect des droits et des conventions internationales concernant les détenus.
Ainsi s’ouvre le procès des ” présumés terroristes,” qui risquent lourd au regard des charges et des crimes qu’ils ont eux-mêmes revendiqué contre le Cameroun…

 

-De kemajou beaudelair –

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