28 septembre 2009 | La Guinée se souvient du massacre de Conakry

Des dizaines de cadavres ont été apportés lundi à la morgue du Centre hospitalier universitaire de Donka, à Conakry, après un rassemblement de l’opposition dispersé dans le sang par les forces de l’ordre, a affirmé à l’AFP un médecin, sous couvert de l’anonymat. Au moins une dizaine de personnes dont les corps portaient des traces de balles ont été tuées par les forces de l’ordre quand elles ont dispersé un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers d’opposants dans un stade, a constaté l’AFP. D’autres journalistes ont affirmé avoir vu au moins 27 cadavres.

Deux anciens Premiers ministres guinéens, dirigeants de partis d’opposition, MM. Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, ont été blessés au cours de ces violences puis ont été arrêtés et conduits dans un camp militaire, a affirmé à l’AFP l’épouse de M. Diallo.

Auparavant, de nombreux tirs avaient été entendus dans l’enceinte du stade du 28-septembre où plusieurs dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées selon une estimation de l’AFP.

Deux anciens Premiers ministres guinéens, dirigeants de partis d’opposition, MM. Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, ont été blessés au cours de ces manifestations puis conduits dans un camp militaire, selon l’épouse de Cellou Dalein Diallo, candidat à l’élection présidentielle et leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UDFG).

Sous couvert de l’anonymat, une source gouvernementale a confirmé leurs arrestations.

Selon Mme Halimatou Diallo, les deux hommes avaient d’abord été évacués à la clinique Ambroise Paré où « des militaires sont venus les chercher. Ils les ont extraits de la clinique et les ont emmenés au camp Alpha Yaya Diallo », siège de la junte au pouvoir depuis décembre.

La foule de manifestants voulait manifester lundi sont opposition à une éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à l’élection présidentielle de janvier en Guinée.

Ces violences interviennent au moment où la communauté internationale fait pression sur le chef des putschistes, au pouvoir depuis le coup d’Etat du 23 décembre 2008, pour qu’il respecte ses engagements de ne pas se présenter à l’élection et de laisser le pouvoir aux civils.

 

AFP

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