Trump, l’homme qui tweetait plus vite que son ombre

Habitué à réagir vivement sur Twitter aux sujets qui le touchent, le déroutant président américain est allé un peu trop vite ce mardi matin…

C’est une habitude désormais bien connue. Donald Trump aime tweeter tôt le matin, le plus souvent en regardant la télévision. Mais mardi, depuis la Trump Tower où il passe quelques jours, le président américain est allé un peu trop vite : il a retweeté un message d’un homme qui le traitait de « fasciste », avant de le supprimer une vingtaine de minutes plus tard.
Cet homme répondait à un tweet de Fox News relatant que le locataire de la Maison-Blanche envisageait de gracier Joe Arpaio, un ancien shérif de l’Arizona, très controversé en raison de son zèle envers les clandestins. « C’est un fasciste, ce n’est pas surprenant », a tweeté Mike Holden, avant de réaliser avec stupeur que le président américain avait partagé son message avec ses quelque 35 millions d’abonnés.

« J’annonce mon retrait de Twitter, je ne ferai jamais mieux », a-t-il lancé, amusé, avant d’ajouter à sa « bio » ce message ironique : « Officiellement soutenu par le président des États-Unis. J’aurais aimé que ce soit flatteur. »

Donald Trump a également retweeté, puis supprimé, un dessin montrant un journaliste portant un logo CNN écrasé par un train. Ces cafouillages interviennent dans un moment délicat pour le président américain, très critiqué pour ses atermoiements après les violences qui ont secoué la petite ville de Charlottesville.

S’il a fini par dénoncer des « violences racistes » lundi, deux jours après le drame, nombre d’élus, y compris de son propre camp, ont regretté qu’il ait mis autant temps à le faire, nourrissant les interrogations sur ses rapports avec une partie de la droite alternative, ou « alt right ».

 

AFP

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