18 juillet | En cette Journée dédiée à Nelson Mandela, nous parlerons de ses actions avant son emprisonnement

 La Nelson Mandela Day fut proclamée par l’UNESCO le  et est célébrée le 18 juillet de chaque année afin de commémorer la contribution de Nelson Mandela, militant de la cause anti-apartheid et premier président noir d’Afrique du Sud, à « la promotion d’une culture de paix ».

Durant cette journée, chaque citoyen du monde est appelé à consacrer symboliquement soixante-sept minutes de son temps à une œuvre au service de la collectivité, en mémoire des soixante-sept années que Mandela a vouées à sa lutte pour l’égalitéréconciliation et diversité culturelle.

Le 18 juillet correspond à la date d’anniversaire de Nelson Mandela et le 18 juillet 2010, la première célébration, correspond à ses 92 ans. Tous ensemble vers un monde sans discrimination des races et pauvreté.

Ses actions avant son emprisonnement

L’esprit révolutionnaire de Nelson Mandela a marqué ses écrits et ses discours de paroles simples, mais qui garderont sans doute leur résonance à jamais. Extraites pour la plupart d’ Un long chemin vers la liberté, elles sont autant de bonnes raisons de chercher à connaître un peu mieux ce personnage qui aura marqué le 20eme siècle. (Maj Dec 2013)


Lutte pacifique

C’est en 1944 que Nelson Mandela rejoint le Congrès national africain. L’ANC connaît alors une nouvelle vigueur sous la direction d’Alfred Xuma. En 1945, Xuma introduit pour la première fois l’exigence du suffrage universel non racial (one man one vote) dans les revendications du mouvement, il y’a une évolution dans les volonté du partie qui sont passé de lois non racial au pouvoir politique.En 1951, Olivier Tambo et Nelson Mandela sont les deux premiers avocats noirs de Johannesburg. En 1952, Nelson Mandela est élu président de l’ANC du Transvaal et vice-président national. Il mène avec l’ANC, la defiance campaign qui prône la désobéissance civile contre les lois considérées injustes, campagne qui culmine dans une manifestation le 6 avril 1952, date du trois centième anniversaire de la fondation du Cap et de la première installation de Blancs en Afrique du Sud. Sur les 10 000 manifestants, 8500 sont arrêtés, y compris Nelson Mandela. Mandela est condamné à neuf mois de prison avec sursis, se voit interdire toute réunion et est placé en résidence surveillée chez lui.En 1995 est adopté la Charte de Liberté qui est un fondement du mouvement anti-apartheid pendant ce temps Nelson Mandela et son ami Oliver Tambo (Photo ci-dessous) dirigent leur cabinet d’avocat.

Lutte armée

Le 21 mars 1960 a lieu le massacre de Sharpeville, un township de Vereeniging. Lors d’une manifestation du Congrès panafricain contre l’extension aux femmes du passeport intérieur, que les hommes noirs sont obligés de porter constamment sur eux sous peine d’être arrêtés ou déportés, une soixantaine de policierstirent sans sommation sur une foule d’environ cinq mille personnes. Il y a soixante-neuf morts, dont huit femmes et dix enfants Le gouvernement déclare l’état d’urgence face aux manifestations qui s’ensuivent et interdit l’ANC et le PAC, dont les dirigeants sont emprisonnés ou assignés à résidence.

 Le Conseil de sécurité des Nations unies vote le 1er avril la résolution 134, qui condamne le massacre et enjoint le gouvernement sud-africain « à abandonner ses politiques d’apartheid et de ségrégation raciale »46. Albert Lutuli, le président de l’ANC, obtient le prix Nobel de la paix en 1961. (Photo de Lutuli possédant le prix nobel de la paix)

La stratégie non violente de l’ANC est alors abandonnée par Nelson Mandela, qui fonde en 1961 Umkhonto we Sizwe (MK), branche militaire prônant l’action armée. En mai 1961, il lance avec succès une grève générale où les grévistes restent à leur domicile, obligeant le gouvernement à faire intervenir la police et l’armée. Nelson Mandela décrit le passage à la lutte armée comme un dernier recours ; l’augmentation de la répression, les violences policières et de l’État, le convainquent que des années de lutte non violente contre l’apartheid n’ont apporté aucune avancée50,5.

Nelson Mandela favorise le sabotage, qui « n’entraîne aucune perte en vie humaine et ménage les meilleures chances aux relations interraciales », avant de s’engager dans « la guérilla, le terrorisme et la révolution ouverte »Entre 1961 et 1963, quelque cent quatre-vingt-dix attaques armées sont répertoriées, principalement à Johannesburg, Durban et au Cap52.

Mandela collecte aussi des fonds à l’étranger pour le MK et organise l’entraînement paramilitaire du groupe49. Il suit une formation militaire en Algérie nouvellement indépendante. (Photo ci dessous)

Le 5 août 1962, Nelson Mandela est arrêté de clandestinité et est emprisonné au fort de Johannesburg. Son arrestation a été rendue possible par des informations communiquées par la Central Intelligence Agency (CIA), sur la cachette et le déguisement de Mandela en chauffeur de voiture à ses homologues sud-africains en échange de la libération de l’un de ses agents infiltrés, alors détenu par la police sud-africaine. Mandela est en effet considéré par ces organisations comme terroriste et communiste dans le contexte de guerre froide

Trois jours après son arrestation, Nelson Mandela est formellement accusé d’avoir organisé une grève en 1961 et d’avoir quitté le pays illégalement. Le 25 octobre, il est condamné à cinq ans de prison.Nelson Mandela est lui aussi mis en cause et, avec ses compagnons, il est accusé par le ministère public de quatre sabotages, de trahison, de liens avec le Parti communiste sud-africain.

Le « procès de Rivonia » débute le 9 octobre 1963 devant la haute cour de Pretoria présidée par Quartus de Wet, un juge et à ce titre considéré par Mandela et les siens comme

indépendant du gouvernement Verwoerd.

Dans sa déclaration pour sa défense le 20 avril 1964, devant la Cour suprême de l’Afrique du Sud à Pretoria, Nelson Mandela expose le raisonnement qui l’a fait recourir à la violence comme tactique il explique que ses confrère de l’ANC on été pacifiques pour résister pendant plusieurs années jusqu’au massacre de Shaperville évènement qui les a obligé à se montrer moins pacifique et à débuter la lutte armée.

« Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. »

Les accusés sont jugés coupables de sédition le 11 juin 1964 et condamnés à la détention à perpétuité le 12 juin, à l’exception de Lionel Bernstein qui est acquitté. Si Mandela et la majorité de ses compagnons sont reconnus coupables des quatre chefs d’accusation, ils échappent à la peine de mort dont ils étaient passibles, parce que le juge n’estime pas prouvée l’intervention étrangère invoquée par le ministère public. Selon des sources de l’ANC, d’historiens, de journalistes ou de juristes, la pression internationale a également influencé le verdic

Le Premier ministre Hendrik Verwoerd déclara devant le parlement sud-africain qu’aucune protestation de quelque origine qu’elle fût n’avait influencé le jugement, et encore moins la lettre et les télégrammes que lui-même avait reçus de Léonid Brejnev et des pays socialistes, lesquelles avaient, selon sa déclaration, fini à la poubelle.

 


 

 

Source : “Un long chemin vers la liberté”, (), publié en 1994, année des premières élections multiraciales de la Rainbow Nation dont il avait rêvé.

 

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