Une procédure de destitution de Donald Trump préparée au Congès

Un représentant des États-Unis a fait part de son intention de soumettre au Congrès une proposition de destitution du chef de l’État. La proposition serait soutenue par 48% des électeurs américains, selon un sondage réalisé le 16 mai.

Sur fond d’une vague de critiques à l’encontre du dirigeant américain Donald Trump, le député démocrate du Texas Al Green a déclaré qu’il souhaitait destituer le Président des États-Unis.

« J’appelle le Président de la Chambre des représentants à annoncer une procédure de destitution du Président des États-Unis pour obstruction à la justice », a-t-il déclaré.

Plus tôt, il avait déjà exprimé son intention sur Twitter.

« Aujourd’hui, devant le Congrès des États-Unis, je vais appeler à destituer le Président entre 9h et 10h », avait-il écrit.

​Selon un sondage réalisé le 16 mai, 48 % des électeurs américains approuveraient le départ de Donald Trump.

Cette déclaration survient en pleine campagne d’accusations à l’encontre de Donald Trump d’avoir « divulgué des informations secrètes » au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors de leur rencontre le 10 mai.

Se référant à des sources anonymes au sein des responsables américains, le journal Washington Post avait plus tôt assuré que lors de la réception du ministre russe des Affaires étrangères à la Maison-Blanche la semaine dernière, le Président Trump aurait révélé à ce dernier des informations sur l’organisation terroriste Daech classées top secrètes. La Maison-Blanche a qualifié ces propos de mensongers. Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, cité par la chaîne CNN, a déclaré que MM. Trump et Lavrov avaient évoqué lors de la rencontre les efforts et les menaces générales liés au terrorisme.

De son côté, le Président russe Vladimir Poutine a fermement rejeté ces accusations en soulignant que si Washington le jugeait nécessaire, la Russie était prête à livrer au Sénat des États-Unis l’enregistrement de l’entretien entre Donald Trump et Sergueï Lavrov.

Avec Sputnik.com

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