L’ONU cède aux pétrodollars saoudien et l’ élit à la « Commission de la condition de la femme » !

C’est une information qui n’a pas fait grand bruit, tout juste un petit chuintement : par 47 voix sur 54, le Conseil économique et social de l’ONU a voté la nomination de l’Arabie saoudite à la « Commission de la condition de la femme ». Une instance chargée de promouvoir les droits des femmes et l’égalité des sexes.

L’Arabie saoudite est un pays qui fait beaucoup pour les femmes, c’est connu. Beaucoup, surtout, pour les garder au nom de la charia dans le droit chemin de l’islamisme radical et de l’infériorité à vie. Là-bas, au moins, les traditions ne se perdent pas : répudiation, lapidation, interdiction de vivre autrement que sous la férule d’un tuteur masculin qui prend pour elles toutes les décisions – père, frère, mari ou, éventuellement, leur propre fils, même si c’est encore un enfant –, interdiction de conduire, obligation d’être bâchée de noir, etc.

Comment l’ONU a-t-elle pu accoucher encore d’une telle tartufferie ? C’est simple : « L’Arabie saoudite a du pétrole et des millions de dollars.

Ce pays a conduit des négociations secrètes en coulisse pour se faire nommer à ce conseil alors que c’est une dictature ! C’est un jour bien sombre pour les droits des femmes », dit au micro de France 24 le représentant de l’ONG UN Watch.

Et puis les Saoudiens ont donné des gages. Qu’on en juge. C’est, cette fois, le journal britannique The Independent qui le rapporte : l’Arabie saoudite a organisé en mars une première réunion sur l’égalité des sexes : elle a réuni 13 hommes et… aucune femme !

Manquerait plus qu’elles s’expriment, toutes ces chiennes !

Mais, au fait, qu’en disent les Chiennes de garde, les Femen et autres viragos aux mamelles conquérantes ? Rien, bien sûr.

La France officielle n’en dit rien non plus, preuve, s’il en fallait encore une, de ses compromissions avec les monarchies pétrolières. On rappellera, ainsi, qu’elle ne s’était pas davantage opposée, en 2015, à la nomination de Faisal Trad, ambassadeur de Riyad auprès des Nations unies, à la tête du « groupe consultatif » du Conseil des droits de l’homme. Cela alors même que la monarchie saoudienne s’apprêtait à décapiter puis crucifier en place publique le jeune opposant chiite Ali Mohammed al-Nimr, accusé d’avoir participé en 2012 à une manifestation contre le régime. Il allait alors rejoindre les centaines de condamnés décapités chaque année par ce pays de barbares. Mais la France, une nouvelle fois, n’y trouva rien à redire !

Il faut dire qu’au royaume de la concussion et de la lâcheté, notre gouvernement est bien entouré : cinq pays membres de l’Union européenne ont, cette fois, voté pour l’intégration de l’Arabie saoudite à la Commission de la condition de la femme, « le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes », comme on peut le lire sur le site du grand Machin.

En revanche, pas moyen de savoir qui sont nos chers voisins européens ayant accompli cette forfaiture ! Amis lecteurs, si vous trouvez leur nom, n’hésitez pas à nous le faire savoir !

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