Le camerounais Max Lobe prix Ahmadou-Kourouma 2017

Au Salon du livre de Genève, l’écrivain d’origine camerounaise Max Lobe est connu comme le loup blanc. Il suffit pour s’en convaincre de le voir évoluer entre les différentes scènes, passer d’un stand à l’autre. Ecrivains, éditeurs ou ses nombreux lecteurs l’interpellent au passage pour un brin de causette, le saluent chaleureusement. Et lui, affable, charmant, un mot gentil pour chacun, ne boude pas son plaisir : ce Salon du livre, c’est un peu chez lui.

Responsable de la programmation de la « Place suisse » du Salon pendant plusieurs années, il y anime à nouveau débats et rencontres. Et ce vendredi 28 avril, sur la scène du Salon africain du livre, il reçoit le prix littéraire Ahmadou-Kourouma, pour Confidences (éditions Zoé). Un livre magnifique, intense et flamboyant, comme son auteur, qui nous emmène sur les traces de Ruben Um Nyobé, figure marquante de la lutte pour l’indépendance du Cameroun dans les années 1950.

Comme si, en Afrique, rien ne changeait

« Que ce prix soit remis cette année à un auteur genevois prouve que la littérature africaine francophone se fait également ailleurs qu’à Paris ou Bruxelles », lâche dans un éclat de rire celui qui vit depuis plusieurs années dans cette ville, qu’il met en scène avec humour et empathie dans ses deux derniers livres, 39, rue de Berne et La Trinité bantoue, publiés aux éditions Zoé, à Genève. Il avoue que, depuis qu’il écrit, les distinctions qui lui font le plus envie sont le prix des Cinq continents de la francophonie (dont il a été à trois reprises l’un des dix finalistes) et le prix Ahmadou-Kourouma.

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