OPINION | DONALD TRUMP, SYRIE, MY WORDS… – Par Yves Kouotou

Ce qui était reproché à Barack Obama, l’ex Président américain, ce n’était pas tant d’avoir ourdi la guerre contre les Libyens et le vol de leurs richesses, ni d’avoir instrumentalisé le génocide ivoirien qui avait porté l’humanoïde génocidaire Alassane Dramane Ouattarra au pouvoir, encore moins son lobbying homosexuel en Afrique ou le prosélytisme d’une sexualité contraire (censément) aux mœurs africaines, mais simplement d’avoir été le symbole nègre consentant derrière l’entreprise de perpétuation de l’asservissement du peuple noir auquel appartenait pourtant son papa kenyan. Tout le monde sait que les chefs d’état américains n’ont aucun pouvoir, ni ne sont à l’initiative des guerres hégémoniques que mènent les USA à travers le monde. Les frappes criminelles (pas vraiment) américaines en Syrie ne sont donc pas plus l’œuvre de Donald Trump aujourd’hui, que ce n’était celle des présidents Bush père et fils en Irak, d’il y a quelques années.

Il y a donc une espèce de nanisme intellectuel assumé, que de penser à un quelconque revirement de Donald Trump, tel que présenté par les médias occidentaux et cru sottement par des africains éternellement crédules, par rapports à son discours de campagne présidentielle, totalement opposé à la réalité du pouvoir américain notoirement et traditionnellement criminogène, qui fait du mépris des lois internationales, du non-respect de la souveraineté des états, de la prédation des richesses des pays les plus faibles, la base même de la politique étrangère des USA et des relations diplomatiques qu’ils entretiennent avec les autres états.

Les africains devraient donc avoir moins de problèmes avec un Président américain blanc, qui serait légitime dans la défense des intérêts de son peuple, blanc – ce qui est valable pour Marine Le Pen et le Front National en France – qu’avec un esclavagiste nègre, qui représentait encore récemment les mêmes intérêts Yankees, en combattant l’ennemi blanc avec des armes conventionnelles, que celles prêtées par leurs bourreaux séculaires. Donald Trump ne doit donc pas être mauvais pour les africains, quand les suprémacistes le décrètent, parce qu’il tiendrait un discours dissonant, et subitement bon, quand les mêmes voyous sectaires des chancelleries occidentales le décident, lorsqu’il (en fait les lobbies militaro-industriels) attaque un pays (la Syrie) qui ne lui a rien fait, aux prétextes empruntés et enfumants, que ses dirigeants auraient utilisé du gaz sur leur peuple.

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